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| “La Banque centrale européenne (BCE)
a toujours considéré la zone euro comme une zone “domestique”
rappelle Jean-Michel Godeffroy, directeur général des
systèmes de paiement à la BCE. Dès 1999, cette
institution a ainsi souligné que les infrastructures, les procédures
et les standards devaient évoluer pour aboutir à la
création d'un véritable marché unique dans le
domaine des transferts et des paiements. L’annonce fin 2001
du règlement instaurant l’égalité des frais
pour les paiements transfrontaliers effectués en euros a considérablement
accéléré cette évolution ; elle a notamment
incité les banques à créer l’European Payments
Council (EPC). “Ce projet cohérent, fondé sur
la coopération interbancaire et inscrit dans le long terme,
a un objectif clair : construire un système unique des paiements
après avoir progressivement effacé les différences
nationales. Face à un tel enjeu, la BCE a souhaité,
dès le début, être étroitement associée
aux travaux de l’EPC”, indique Jean-Michel Godeffroy.
Pour les paiements par carte qui bénéficient déjà
d'une certaine standardisation, l’enjeu selon Jean-Michel Godeffroy
est de traiter les opérations effectuées au sein de
la zone euro comme des opérations “domestiques”.
“Avec l’euro, il devient inconcevable de traiter un paiement
entre la France et l’Allemagne de la même manière
qu’un paiement extra-communautaire”. La BCE souhaite toutefois
éviter l’écueil d’une sur-réglementation
en la matière. “Notre approche consiste à privilégier
la concertation. Vouloir tout réglementer nous conduirait vers
un marché passif et sans innovation.” |
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