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| Nathalie Soulier qui tient un étal de fruits
et de légumes sur le marché d'Aligre à Paris
est équipée d'un TPE pour les règlements par
carte bancaire. |
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Les marchés font battre le cur de la
cité et appartiennent autant à son patrimoine culturel
qu'à sa dynamique commerciale. La France en compte environ
7000 (près d'une centaine à Paris) dont plus de 75 %
sont dits de "plein vent". En 2000, ils ont généré,
au niveau national, un chiffre d'affaires de 4,6 milliards d'euros
hors taxes.
Si les règlements en liquide y sont prépondérants,
la carte bancaire gagne chaque année du terrain sur les étals.
Aujourd'hui, on estime en effet que près de 40 % des commerces
"de bouche" non sédentaires (poissonniers, volaillers,
bouchers, charcutiers
) sont équipés d'un TPE.
C'est le cas de Philippe Soulier, primeur sur les marchés de
Paris et de la région parisienne. Dans un contexte qu'il juge
plus difficile qu'avant pour sa profession, il a décidé
d'acquérir récemment un terminal pour, dit-il, "proposer
un service supplémentaire à ses clients. J'ai en effet
d'abord souhaité répondre à une demande exprimée
par certains d'entre eux". Une démarche qu'il ne regrette
pas. "J'ai constaté que mes clients ont tendance à
acheter davantage les jours où ils utilisent leur carte. Le
panier moyen réglé par carte bancaire est ainsi d'environ
28 euros par personne".
Forts de ce constat, ses confrères suivent le mouvement et
s'équipent à leur tour d'un terminal de paiement pour
la plus grande satisfaction des clients. Avec le développement
des paiements par carte bancaire, le commerce non sédentaire
s'adapte aux nouveaux besoins de consommation. |
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