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En 2002, dans l'Europe des 25, on enregistrait 17,5 milliards
de transactions de paiement effectuées par cartes bancaires,
les 10 nouveaux pays entrants représentant 3 % (500 millions)
de ces paiements*. C'est dire l'importance croissante des enjeux sécuritaires
du système CB à l'échelle internationale. Pour
combattre la fraude transfrontière, une collaboration permanente
est mise en uvre entre les banques, l'EPC, les systèmes
de paiement nationaux, Cartes Bancaires, les réseaux Visa et
MasterCard, les entreprises du commerce et de la distribution (fédérées
au sein de Mercatel).
Cette coopération internationale se traduit notamment par l'amélioration
de la détection des transactions frauduleuses, une plus grande
vigilance aux points de vente, un renforcement de la lutte contre
les points de compromission "piste" avec une surveillance
quotidienne des automates. Les autorités françaises
(police et gendarmerie) travaillent, quant à elles, en relation
de plus en plus étroite avec les autorités étrangères
par le canal d'Interpol et d'Europol. "Lorsque le déploiement
généralisé d'EMV sera achevé, la puce
présente sur les cartes bancaires françaises sera lisible
dans tous les pays ayant adopté ce standard, ce qui entraînera
une décrue importante des fraudes sur les cartes internationales",
indique Paul Trescases, responsable Sécurité à
Cartes Bancaires. Ainsi, 77 % des porteurs français déclarent
qu'avec EMV, ils utiliseront davantage leur carte à l'étranger**.
En matière de sécurité, la migration s'accompagne
de règles incitatives dont celle qui prévoit qu'une
banque acquéreur non EMV devra assumer le coût de la
fraude à compter de janvier 2005.
* Source : BCE - Blue Book (avril 2004).
** Source : enquête Taylor Nelson Sofres (septembre 2003). |
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