|
 |
 |
 |
ZKA (Zentraler Kreditausschuss) en Allemagne,
Sermepa en Espagne, ABI (Association bancaire italienne) en Italie,
Link en Grande-Bretagne
Tous ces systèmes européens
ou associations, acteurs clés de la monétique dans leur
pays, ont leur propre "vision" sur la mise en place du SEPA,
ses avantages, et sur les obstacles restants à lever. Petit
tour d'horizon. |
 |
 |
| Pour la création du SEPA, l'Europe devra
choisir entre l'utilisation renforcée des systèmes internationaux,
l'évolution d'un ou plusieurs systèmes nationaux ou
le co-branding entre systèmes nationaux et internationaux.
|
 |
ZKA : une priorité, la baisse des coûts
Pour ZKA, le SEPA devrait débuter aussitôt que possible
avec deux objectifs prioritaires : "Réduire les coûts
dus à l'inefficacité du système de paiements
transfrontaliers, améliorer l'efficacité et le niveau
d'acceptation des différents systèmes nationaux",
indique Udo Einhoff, de ZKA. Principaux obstacles à lever :
les hésitations ou les réticences des différentes
parties prenantes, notamment au niveau national. Le premier travail
à faire est donc de clarifier les intérêts nationaux
et politiques de chacun. Le Groupe de Berlin, dont fait partie ZKA,
a d'ailleurs entamé cette tâche en se consacrant en premier
lieu aux coûts des systèmes de paiement transfrontaliers.
Sermepa : le SEPA en bonne voie
En Espagne, le sentiment dominant est que le système actuel
répond déjà aux contraintes du SEPA. "Toutes
les cartes sont associées à une marque internationale
et elles peuvent être utilisées en Espagne et dans les
autres pays dans les mêmes conditions, explique Mario Cantero
de Banco Santander. Tous les terminaux de paiement acceptent au moins
deux marques internationales, et il n'y a pas d'obstacle technique
ou réglementaire pour les banques étrangères
qui veulent émettre des cartes ou réaliser des transactions
en Espagne. Nous attendons du SEPA qu'il donne aux banques espagnoles
le même accès aux autres marchés européens".
ABI : trois stratégies possibles
En Italie, ABI considère que le SEPA est la dernière
étape (mais pas la moins importante) d'un processus d'uniformisation
entamé il y a plusieurs années. "Nous avons identifié
trois stratégies possibles pour que les systèmes de
cartes bancaires nationaux évoluent vers le SEPA, indique Emiliano
Anzellotti d'ABI : soit la mise en place d'un système
ou de plusieurs systèmes internationaux en remplacement des
systèmes nationaux, soit l'institution d'un système
paneuropéen passant par des accords d'interopérabilité
entre les systèmes nationaux, soit enfin le développement
d'une stratégie de "co-branding" où les cartes
seraient co-brandées entre des systèmes nationaux et
internationaux". Dans ce contexte, ABI insiste sur la nécessité
d'une structure de gouvernance apte à conduire le changement
dans un cadre européen. LINK : être un opérateur
majeur du système
En Grande-Bretagne, la position de LINK (qui gère le réseau
des automates de retrait) est quelque peu différente à
cause de la position spécifique du pays en Europe. "La
Grande-Bretagne étant en dehors de la zone euro, nous ne sommes
pas directement impliqués dans les travaux du SEPA en tant
que système, mais nous désirons y être impliqués
comme opérateur, insiste John Hardy, directeur général
chez LINK. Nous surveillons donc de très près les recommandations
de l'EPC, sans pour autant les anticiper. Pour le moment, il est en
effet assez difficile de savoir quel sera le chemin emprunté."
Certaines constantes se dégagent pourtant : le rôle du
SEPA sera fondamental et la généralisation des cartes
à puce, elle, sera incontournable. |
 |
| Haut
de page |
| |
|
 |
|