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Lors du congrès de l'EFMA, Gilles Guitton, Président du conseil de direction de Cartes Bancaires, a dressé un bilan de l'Europe de la carte bancaire.
 
Gilles Guitton, Président du conseil de direction de Cartes Bancaires lors de son intervention sur l'Europe des
© Frédéric Marigaux
paiements au congrès de l'EFMA.
"Les systèmes européens de paiement par carte bancaire sont-ils aujourd'hui appelés à vivre une évolution ou une révolution ?" C'est par cette interrogation que Gilles Guitton, Président du conseil de direction de Cartes Bancaires a introduit son exposé sur l'avenir des cartes bancaires en Europe dans le cadre du Congrès Cartes et paiements de l'EFMA (European Financial Management & Marketing Association) qui s'est déroulé du 20 au 22 septembre à Paris.
À l'instar de Cartes Bancaires, nombre d'acteurs travaillent à l'harmonisation des systèmes nationaux pour rendre les paiements par carte toujours plus simples, plus sûrs et moins coûteux dans les 25 pays de l'Union européenne. Mais des obstacles subsistent, à commencer par la diversité du paysage monétique chez les différents membres. "Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne représentent à eux seuls les deux tiers des transactions par carte", a rappelé Gilles Guitton. Le taux de pénétration des cartes atteint 92 % aux Pays-Bas et au Luxembourg mais tombe à 58 % en Italie, sans parler des nouveaux entrants qui partent de très bas. Pourtant, les cartes bancaires connaissent partout un engouement croissant et s'imposent peu à peu comme le moyen de paiement préféré des consommateurs. Reste que la promotion à l'échelle européenne des cartes bancaires requiert l'adoption de normes communes pour garantir la sécurité des transactions et permettre l'accès au marché monétique de tous les intervenants, quelle que soit leur nationalité. Parce qu'elle dispose sur l'ensemble de la chaîne monétique d'un savoir-faire incontesté, la France espère que les règles en devenir du système européen s'inspireront entre autres de son modèle. L'irrévocabilité des transactions, l'ouverture du système aux banques étrangères (35 sur un total de 147), la coopération interbancaire, la protection des données personnelles sous l'égide de la CNIL constituent autant d'expériences riches d'enseignements pour ses partenaires. Finalement, le modèle européen naîtra-t-il d'une révolution ou d'une évolution ? Constatant que les moyens de paiement sont aussi l'expression des caractéristiques sociologiques enracinées dans chaque pays, Gilles Guitton ne croit guère au "grand soir" synonyme de remise à plat totale. "Mieux vaut une évolution maîtrisée qu'une révolution ratée" a-t-il conclu..
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