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Lors du congrès de l'EFMA, Gilles Guitton,
Président du conseil de direction de Cartes Bancaires, a dressé
un bilan de l'Europe de la carte bancaire. |
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| Gilles Guitton, Président du conseil de direction
de Cartes Bancaires lors de son intervention sur l'Europe des
paiements au congrès de l'EFMA. |
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"Les systèmes européens de paiement
par carte bancaire sont-ils aujourd'hui appelés à vivre
une évolution ou une révolution ?" C'est par
cette interrogation que Gilles Guitton, Président du conseil
de direction de Cartes Bancaires a introduit son exposé sur
l'avenir des cartes bancaires en Europe dans le cadre du Congrès
Cartes et paiements de l'EFMA (European Financial Management &
Marketing Association) qui s'est déroulé du 20 au 22
septembre à Paris. À l'instar de Cartes Bancaires,
nombre d'acteurs travaillent à l'harmonisation des systèmes
nationaux pour rendre les paiements par carte toujours plus simples,
plus sûrs et moins coûteux dans les 25 pays de l'Union
européenne. Mais des obstacles subsistent, à commencer
par la diversité du paysage monétique chez les différents
membres. "Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne représentent
à eux seuls les deux tiers des transactions par carte",
a rappelé Gilles Guitton. Le taux de pénétration
des cartes atteint 92 % aux Pays-Bas et au Luxembourg mais tombe
à 58 % en Italie, sans parler des nouveaux entrants qui
partent de très bas. Pourtant, les cartes bancaires connaissent
partout un engouement croissant et s'imposent peu à peu comme
le moyen de paiement préféré des consommateurs.
Reste que la promotion à l'échelle européenne
des cartes bancaires requiert l'adoption de normes communes pour garantir
la sécurité des transactions et permettre l'accès
au marché monétique de tous les intervenants, quelle
que soit leur nationalité. Parce qu'elle dispose sur l'ensemble
de la chaîne monétique d'un savoir-faire incontesté,
la France espère que les règles en devenir du système
européen s'inspireront entre autres de son modèle. L'irrévocabilité
des transactions, l'ouverture du système aux banques étrangères
(35 sur un total de 147), la coopération interbancaire, la
protection des données personnelles sous l'égide de
la CNIL constituent autant d'expériences riches d'enseignements
pour ses partenaires. Finalement, le modèle européen
naîtra-t-il d'une révolution ou d'une évolution
? Constatant que les moyens de paiement sont aussi l'expression des
caractéristiques sociologiques enracinées dans chaque
pays, Gilles Guitton ne croit guère au "grand soir"
synonyme de remise à plat totale. "Mieux vaut une évolution
maîtrisée qu'une révolution ratée"
a-t-il conclu.. |
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