|
 |
 |
 |
 |
 |
| La salle de surveillance de l'e-rsb au siège
de Cartes
Bancaires. |
 |
Mi-septembre, l'ancien réseau RCB a cessé de fonctionner
après avoir traité plus de 15 milliards d'autorisations.
Il a été mis hors service par le service informatique
de Cartes Bancaires après une période de cohabitation
avec l'e-rsb qui le remplace. Gagné par l'obsolescence, l'ancien
système conçu dans les années 80 ne répondait
plus aux nouvelles exigences des banques et de leurs clients. Il n'avait
pas la capacité d'intégrer les nouvelles normes internationales
de chiffrement, ni d'absorber l'explosion du trafic. "Le nombre
d'autorisations par cartes bancaires a en effet triplé en dix
ans pour passer le cap des 2 milliards en 2004 et cette tendance
devrait se poursuivre à raison de 12 à 15 % d'augmentation
par an", rappelle Pierre Juhen, directeur informatique et réseaux
de Cartes Bancaires. L'e-rsb a été conçu dans
cette perspective pour traiter d'emblée 800 autorisations par
seconde et en absorber 4 milliards par an, soit le double du
nombre actuel.
 |
 |
| ©
Alex Mahieu |
| Pierre Juhen, directeur informatique
et réseaux de Cartes Bancaires. |
 |
Fondé sur la norme internationale de cryptage de type 3DES,
il se caractérise par un niveau de sécurité extrêmement
élevé. Autre caractéristique : il fonctionne
sur le protocole de transmission standard IP (Internet Protocol) moins
onéreux que l'ancien. "Cela représente des économies
considérables pour CB : environ 4 millions d'euros
par an, soit plus de 10 % de notre budget", précise
Vincent Billoir, responsable du département service et pilotage
utilisateurs de CB.
Pour mener à bien ce projet, Cartes Bancaires a investi des
moyens considérables. La direction informatique a initié
en 1997 ce chantier avec une pré-étude qui a débouché
en 1999 sur le choix d'un maître-d'uvre. Celui-ci a travaillé
durant trois ans à la conception du nouveau réseau.
La phase de test, réalisée en partenariat avec cinq
établissements-pilotes (La Poste, le Crédit Mutuel,
la BNP, Europay France, le Crédit Lyonnais) a fait l'objet
d'une grande attention. "Elle nous a permis d'éliminer
des bugs, de former les équipes, de détecter les failles",
explique Vincent Billoir.
 |
 |
| ©
Alex Mahieu |
Vincent Billoir, responsable
du département service et pilotage
utilisateurs
de CB. |
 |
La phase de test achevée, c'est le 31 mars 2004 qui a été
choisi pour être le jour J marquant le début de la grande
migration vers l'e-rsb. Toute l'équipe informatique était
évidemment sur le qui-vive : "Une première
opération sur un nouveau système de cette importance,
c'est un peu stressant. On redoute toujours un incident", reconnaît
Pierre Juhen. Pour la petite histoire, c'est le porteur d'une carte
bancaire émise par La Poste qui a utilisé pour la première
fois le réseau e-rsb en effectuant un retrait sur un distributeur
automatique du Crédit Mutuel. La migration s'est accélérée
avec succès courant avril. Un an plus tard, à la mi-juillet
2005, 92 % des transactions transitent par l'e-rsb. Le processus
s'est déroulé sans heurts, en dépit des risques
inhérents à ce type d'opération. "La difficulté
d'une telle migration, c'est de faire cohabiter pendant plusieurs
mois deux systèmes en conservant la même qualité
de service pour les utilisateurs", explique Vincent Billoir.
"Nous avons dû aussi tenir compte des spécificités
de chaque banque, certaines ayant une informatique décentralisée,
ce qui compliquait un peu plus la tâche". |
 |
| Haut
de page |
| |
|
 |
|