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LA
MAÎTRISE DES RISQUES,
GAGE DE CONFIANCE
DU SYSTÈME CB |
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Interview : Gilles
Guitton
À l’heure du SEPA, harmoniser les
bonnes pratiques en matière de sécurité,
pierre angulaire des systèmes de paiements,
est un impératif. |
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• Quelle
est l’importance stratégique de la gestion des
risques pour Cartes Bancaires ?
Gilles Guitton : La
gestion des risques est pour le Groupement des Cartes Bancaires
un objectif majeur, étant donné l’importance économique
que revêt le système CB. Ce système est
en effet très important en Europe avec un volume de
transactions de l’ordre de 35 % du total européen
des paiements par carte dans la zone euro. Ces chiffres donnent
bien la mesure des enjeux relatifs aux paiements par carte
notamment sur le plan sécuritaire.
• Comment Cartes
Bancaires aborde cet impératif de sécurité ?
Pierre
angulaire des systèmes de paiements, la sécurité ne
se décrète pas, mais elle se construit sur un
socle d’exigences et de contrôles issus d’une
analyse permanente des risques. Le système CB s’est
ainsi structuré pour offrir à l’ensemble
de ses partenaires (porteurs de cartes, commerçants,
banques) un service de grande qualité associé à un
très haut niveau de sécurité, garant de
la protection des données personnelles et,
in fine,
garant de la confiance.
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| la
sécurité ne se décrète
pas, mais elle se construit sur un socle
d’exigences et de contrôles
issus d’une analyse permanente
des risques." |
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• A
l’heure
de la mise en place de l’Europe des paiements, quelle
orientation donner à la politique
de gestion des risques ?
Dans un environnement monétique
structurellement ouvert, le développement du commerce électronique
et la diversité des systèmes de paiement imposent
de définir des standards internationaux permettant de
garantir l’interopérabilité des systèmes
ainsi qu’un niveau de sécurité élevé et
homogène. Cette harmonisation des bonnes pratiques en
matière de sécurité constitue l’un
de nos principaux défis dans les années à venir.
A cet égard, l’expertise acquise par Cartes Bancaires
constitue un atout indéniable pour l’Europe des
paiements en construction.
• Sur quelle
base construire une politique de gestion des risques efficace ?
Une
politique de “risk management” efficace nécessite
unecollaboration nationale et internationale avec l’ensemble
des parties prenantes : les banques, les systèmes de
paiement par carte, les industriels, les associations de consommateurs,
de commerçants, les institutionnels, les chercheurs.
Ces synergies sont indispensables au moment où se constitue
l’espace européen des paiements (SEPA). |
| • Interview
par Delphine Goater |
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plus
d'infos |
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La
mise en œuvre de Bâle II »
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Le
Comité de Bâle, dans
ses réflexions sur l’amélioration
de la supervision des
établissements financiers,
a décidé de soumettre
les Banques à une obligation
d’affecter des fonds propres
aux risques opérationnels
en complément des fonds propres
déjà exigés
au titre des risques de crédit
ou de marché. Il s’agit
du premier pilier de l’accord
de Bâle. Le processus de surveillance
prudentielle constitue le second
pilier. La Commission Bancaire (organisme
de contrôle français)
aura pour tâche de vérifier
la bonne adéquation des fonds
propres des banques françaises
avec leur gestion des risques. Les
procédures internes mises
en oeuvre par les banques seront
analysées dans ce cadre. La
discipline de marché constitue
le troisième et dernier pilier.
Elle définit les règles
que les banques devront respecter
en matière d’information
publiée à
destination des acteurs du marché,
de sorte que ces derniers puissent
bénéficier d’informations
comparables et de qualité.
Bâle II entrera en application
en janvier 2007.
Pour en savoir plus, voir www.fbf.fr,
rubriques "L’entreprise bancaire", "maîtrise
des risques".
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