LA MAÎTRISE DES RISQUES...
La maîtrise des risques, gage
de confiance du système CB
Interview : Gilles Guitton
Risques courants, une maîtrise concertée
Expertise : Jacques Faurel
Expertise : Fabien Lang
Expertise : Jacques Stern
Risques majeurs, objectif prévention
Expertise : Alain Goldberg
Expertise : Pierre Chassigneux
"La culture risque zéro
n'a pas de sens"
Interview : Yves Randoux
RISQUES COURANTS, UNE MAÎTRISE CONCERTÉE
Face aux risques courants, CB travaille en partenariat avec tous
les acteurs concernés.
"Bien qu'offrant un très haut niveau de sécurité, le système CB est,comme tout système technologique, exposé à des risques courants, rappelle Pierre Chassigneux, Directeur Risk Management & Audit à Cartes Bancaires. Il s'agit principalement de fraudes à la carte bancaire (vol de cartes, usurpation de numéro de carte, contrefaçon.)." Faible et en recul constant, la fraude ne représente que 0,033 % du montant des paiements CB sur le système CB en 2005.
"La fraude courante est maîtrisée, souligne Jacques Faurel, coprésident du Comité de Gestion Stratégique des Risques de CB, Responsable Monétique de la DSI à la Banque Postale ; nous avons les réponses à court,moyen et long terme pour la maintenir à ce niveau actuel, voire pour continuer à la faire baisser." Il reste cependant quelques points de vigilance liés notamment aux paiements en vente à distance, à l'augmentation des points de compromission*, au risque de capture de données sensibles "cartes" sur les systèmes d'information monétiques. Fabien Lang, commissaire de police et chef adjoint de l'Office Central pour la Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication, constate en effet "une sophistication et une évolution des typologies de fraude. Dans ce domaine, la collaboration initiée depuis près de vingt ans avec CB donne d'excellents résultats."

Nouvelles normes EMV et DDA
Pour une sécurité encore accrue,une évolution importante est en cours dans les mécanismes d'authentification des cartes bancaires. "Les cartes disposent depuis longtemps au sein de la puce d'une signature RSA statique, c'est-à-dire créée une fois pour toutes par l'émetteur indique Jacques Stern, directeur du département d'informatique de l'Ecole normale supérieure, membre du conseil scientifique de CB. En d'autres termes, ce n'est pas la carte, mais l'émetteur qui dispose de la clé secrète nécessaire à la génération des signatures RSA. L'adoption des nouvelles normes EMV permet la mise en place de l'authentification dynamique ou DDA. Le mot dynamique indique qu'une signature RSA est créée par la carte elle-même, à chaque transaction, sur des données différentes, et ce avec sa propre clé secrète de signature. Avec le DDA, les fraudes de nature technologique actuellement connues sont efficacement éliminées. C'est une remarquable application des recherches en cryptographie que la France est la première à adopter", explique Jacques Stern.

Le défi de l'harmonisation
0,033 %
du montant des paiements : c’est le pourcentage très faible de la fraude dans le système CB.
Pour maintenir le très haut niveau de sécurité et de qualité de service du système CB,la communauté bancaire fait évoluer en permanence ses référentiels fonctionnels et sécuritaires et anticipe les évolutions technologiques à venir. Chaque nouveau produit monétique doit faire l'objet d'une certification fonctionnelle et sécuritaire.Face à la complexité et au coût des différents processus de certification,liés à la dimension internationale du système CB,les industriels souhaitent un modèle européen unique d'évaluation et de certification. C'est la position de Didier de Lacretelle,président du Concert**. "La sécurité est un problème international. Nous souhaitons que les règles de sécurité soient les mêmes pour chacun des acteurs mais nous ne sommes pas encore tous parvenus au même niveau. Je ne peux que me féliciter des contacts extrêmement positifs que nous entretenons avec la DEA*** de Cartes Bancaires. Nous avons besoin de cette entité et de ses homologues européennes pour parvenir à une uniformisation du système."

Méthodologie des critères communs
En France, la certification sécuritaire des produits cartes s'appuie sur une méthodologie d'évaluation basée sur le standard des "Critères Communs". Elle est pilotée par la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d'Information au sein du Secrétariat Général de la Défense Nationale. Celle-ci veille notamment à l'homogénéité des compétences des laboratoires en charge des évaluations des produits. "Nous souhaitons que ce qui est fait en France le soit aussi au niveau international", précise Pascal Chour, responsable du Centre de certification.
De son côté, la Banque de France travaille, elle aussi, à l'harmonisation des exigences de sécurité et des méthodologies d'évaluation sécuritaire des principaux composants des systèmes de paiement par carte. Selon Denis Beau, directeur adjoint des systèmes de paiement et infrastructures de marché à la Banque de France, "l'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement a recommandé une uniformisation des évaluations et des certificats. En outre, dans le cadre de la Directive sur les Services de paiement qui doit être très prochainement soumise au vote du Parlement européen, il soutient un amendement qui vise à faciliter l'harmonisation des méthodes d'évaluation et des certifications sécuritaires en posant notamment les conditions de leur équivalence."

* Points de vente, distributeurs automatiques de billets et automates de paiement sur lesquels sont capturées les données sensibles des cartes.
** Association internationale qui regroupe tous les constructeurs monétiques.
*** Direction Evaluations et Agréments de CB.
Delphine Goater
« retour imprimer
haut de page
« article précédent article suivant »
plus d'infos
La mise en œuvre de Bâle II »

expertise
Jacques Faurel,
Coprésident du Comité
Stratégique des Risques de
CB, responsable monétique
de la DSI à la Banque Postale.
“Un excellent esprit de coopération”
“Pour mieux lutter contre la fraude, les banques mettent en commun leurs informations. La coopération entre les banques,CB, les instances internationales et la police est efficace et se déroule dans un très bon esprit. Dans cette stratégie, l’équipe du service des enquêtes de CB joue notamment un rôle central.”

expertise
Fabien Lang,
Chef adjoint de l’OCLCTIC.

“Faire évoluer en permanence
le système CB”

“Le développement de l’Internet haut
débit s’accompagne d’une augmentation
des risques de transactions frauduleuses et d’un perfectionnement des techniques de fraude nécessitant une adaptation constante des processus d’investigation.
Ces évolutions imposent au système CB
de faire évoluer en permanence ses
référentiels techniques et sécuritaires.”


expertise
Jacques Stern,
Directeur du département d’informatique de l’ENS, expert en cryptographie, médaille d’or du CNRS 2006.

“Cryptographie : une garantie d’authenticité”
“L’architecture du système de paiement par carte bancaire repose sur l'utilisation de clés garantissant l’authenticité de la carte et la validité des transactions en ligne et hors ligne. Toute faiblesse du système cryptographique ou toute compromission des clés induirait un risque important de contrefaçon.
C’est pourquoi CB surveille de très près les avancées des recherches en cryptographie et les conséquences qui en résultent sur le dimensionnement des clés cryptographiques.”


© 2006 Groupement des Cartes Bancaires “CB” | Mentions légales | Crédits