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| Risques
majeurs, objectif prévention |
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| Les risques
majeurs ont
une faible probabilité de
survenance. Evaluer celle-ci
et mesurer son impact est
pourtant indispensable. |
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L’indisponibilité du
réseau d’autorisation interbancaire,
la survenance d’un cas de fraude massive… "Bien
que ces risques majeurs ou exceptionnels soient très
peu probables, ils auraient un impact très
fort sur le système CB s’ils devaient
se concrétiser. Leur prévention est
donc un impératif pour les banques, pour des
raisons à la fois réglementaires, commerciales
et financières", indique Paul Trescases,
Risk Manager à Cartes Bancaires. "Les
risques majeurs peuvent porter gravement atteinte à l’image
du système CB, souligne Alain Goldberg, coprésident
du Comité de Gestion Stratégique des
Risques de CB et Directeur des Risques et de la Conformité chez
Natexis Paiement. En effet, toute défaillance
dans le système, notamment si elle est largement
médiatisée, pourrait entamer la confiance
de l’utilisateur et avoir des conséquences
commerciales immédiates. La capacité d’anticipation
des banques et de Cartes Bancaires face à ces
risques est donc primordiale".
• Cartographie
des risques
Dans cette optique, des experts analysent
en permanence les différents scénarios
de risque majeur, évaluent leur probabilité de
survenance et leur impact potentiel sur le système
CB. Ce travail de cartographie des risques est révisé chaque
année pour tenir compte de l’évolution
de l’environnement réglementaire et
technique du système et de l’apparition
de nouvelles menaces.“La prévention
des risques majeurs passe par des approches de scénarios,
qui sont bâtis à partir de l’analyse
et de la cartographie des risques. Seule cette approche
de scénarios et la mise en place d’une
veille technologique permettent, par exemple, de
programmer longtemps à l’avance les évolutions
d’algorithmes cryptographiques capables de
faire face aux risques majeurs”, estime Alain
Goldberg.
• Audits
ciblés
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2004
C’est la date de publication
des
recommandations de Bâle II. |
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La
bonne application des règles de sécurité et
la mise en oeuvre des plans d’actions doivent être
contrôlées régulièrement.“C’est
la mission du comité d’audit du système
CB précise Claude Fallot, chef de département
au Cedicam, la filiale monétique et recouvrement
du Crédit Agricole et membre de ce comité.
Les inspections générales des banques
et les membres de la cellule d’audit de Cartes
Bancaires réalisent des audits ciblés
sur les processus monétiques les plus sensibles.” Le
comité s’assure ensuite de la mise en
oeuvre des éventuelles actions correctives.
• Couverture
financière
Les
mécanismes
de couverture financière des risques doivent être
mis en place en application de la réglementation
de Bâle II(voir ci-contre) qui entre en vigueur
dès 2007. Celle-ci encourage les établissements
financiers à évaluer leurs risques
et à mettre en place une politique structurée
de gestion des risques. Sur ce sujet, Cartes Bancaires
mène des travaux en concertation avec les
experts sécurité des banques ; l’objectif
est de fournir à l’ensemble des membres
CB un outil d’estimation des fonds propres
exigés par le régulateur pour la couverture
des risques monétiques. |
| • Delphine
Goater |
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plus
d'infos |
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La
mise en œuvre de Bâle
II »
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Le
Comité de Bâle, dans
ses réflexions sur l’amélioration
de la supervision des
établissements financiers,
a décidé de soumettre
les Banques à une obligation
d’affecter des fonds propres
aux risques opérationnels
en complément des fonds propres
déjà exigés
au titre des risques de crédit
ou de marché. Il s’agit
du premier pilier de l’accord
de Bâle. Le processus de surveillance
prudentielle constitue le second
pilier. La Commission Bancaire (organisme
de contrôle français)
aura pour tâche de vérifier
la bonne adéquation des fonds
propres des banques françaises
avec leur gestion des risques. Les
procédures internes mises
en oeuvre par les banques seront
analysées dans ce cadre. La
discipline de marché constitue
le troisième et dernier pilier.
Elle définit les règles
que les banques devront respecter
en matière d’information
publiée à
destination des acteurs du marché,
de sorte que ces derniers puissent
bénéficier d’informations
comparables et de qualité.
Bâle II entrera en application
en janvier 2007.
Pour en savoir plus, voir www.fbf.fr,
rubriques "L’entreprise bancaire", "maîtrise
des risques".
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expertise |
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Alain
Goldberg,
Coprésident du Comité de Gestion
Stratégique des Risques CB, Directeur
des Risques et de la Conformité chez Natexis
Paiement. |
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“Réduire
la probabilité d’occurrence des
risques”
“La cartographie des risques
sert de base à la définition de
plans de prévention et de secours (ou
de continuité d’activité)
dont l’objectif est la mise en oeuvre d’actions
précises permettant de réduire
la probabilité d’occurrence des
risques et leurs impacts en cas de survenance.” |
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