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Publié le 30/01/2026

Interview de Philippe Laulanie, Directeur Général de CB

Dans cette interview, Philippe Laulanie revient sur CB, la première ligne de défense des paiements domestiques français, un réseau robuste, innovant et déjà massivement adopté.

Dans un contexte où les wallets américains se renforcent en Europe, quel rôle CB va-t-il jouer dans le projet EPI et plus particulièrement dans celui de Wero ?

CB et Wero sont conçus comme des solutions complémentaires.

Wero est un projet européen qui a son propre développement et sa propre gouvernance au niveau international. A date, CB n’est pas membre de Wero, et n’a donc pas à commenter la stratégie, les développements et la montée en charge de ce wallet. Néanmoins, il convient de confirmer et souligner que CB et Wero sont totalement complémentaires. Elles vont dans le même sens et visent le même objectif : renforcer une offre souveraine européenne en matière de paiements face aux acteurs extra-européens.

Dans ce paysage, CB a un rôle clair, établi et affiché dans la feuille de route des paiements français (CNMP), à savoir la première ligne de défense des paiements domestiques français. En effet :

CB c’est le réseau de paiement français (2/3 des dépenses courantes des ménages),

CB c’est une offre, une acceptation universelle, en magasin comme en e-commerce, par carte comme par mobile (CB est désormais disponible dans les Xpay),

CB garantit un haut niveau de sécurité (taux de fraude historiquement bas), de performance (10 fois moins cher en moyenne) et de résilience, reconnu par les commerçants comme par les consommateurs,

CB garantit totalement l’intégralité et la territorialité du traitement des données de paiement.

L’émergence de nouveaux services européens comme Wero complète l’offre nationale de CB, en apportant des solutions basées sur le virement instantané là où CB excelle sur les paiements par carte, qu’ils soient physiques ou digitaux.

L’objectif commun est simple : offrir aux Européens une palette de solutions souveraines, modernes et complémentaires. CB y contribue en restant ce qu’il est : un réseau robuste, innovant, déjà massivement adopté en France, et leader en Europe (20% des opérations cartes de la zone euro).

La complémentarité de CB et de Wero est déjà une réalité pour les équipes CB et EPI (European Payments Initiative), initiative européenne à l’origine de la solution Wero, et le sera bientôt pour le consommateur français. A l’occasion de l’événement “Les entretiens CB” de novembre, j’ai ainsi pu annoncer que CB et EPI travaillaient main dans la main pour pouvoir proposer les cartes de paiement CB dans le wallet Wero. C’est le projet Wero Pay, qui viendra dès 2026 compléter les offres digitales XPay CB. Vous pourrez donc payer CB avec Wero Pay, comme avec Apple Pay, Google Pay, et Samsung Pay.

Cette collaboration CB-Wero renforcera encore notre souveraineté européenne des paiements et sera une réalité sur le marché français dès 2026 !

L’émergence de l’euro numérique soulève de nombreuses questions stratégiques, comment CB anticipe l’arrivée de cette nouvelle forme de monnaie ?

L’euro numérique est un projet encore en phase de réflexion avant le lancement d’éventuels pilotes en 2026. Selon les décisions prises au niveau européen à l’horizon de la fin du 1er semestre 2026, et les éventuelles demandes qui s’exprimeront à cet horizon dans le cadre de possibles pilotes euro numérique, CB se tiendra à disposition des banques et des régulateurs si nécessaire.

Dans cette hypothèse, notre rôle serait alors de faire en sorte que, l’euro numérique soit compatible et intégrable le plus facilement et le plus efficacement possible avec l’écosystème CB existant, et notamment avec les parcours de paiement CB, aussi bien en magasin que sur mobile ou en e-commerce.

Au-delà de la dimension européenne, l’ancrage français de CB constitue-t-il un atout différenciant ?
Les consommateurs et e-commerçants français accordent-ils davantage de confiance à une solution de paiement nationale ?

Oui, l’ancrage historique et territorial français de CB est aujourd’hui un atout stratégique fort et différenciant dans un paysage des paiements européens où 13 pays n’ont pas de schéma national. CB, à lui seul, représente la moitié des volumes souverains de la zone euro.

CB réarmé, en particulier depuis le Covid avec le sans contact, est profondément enraciné dans le quotidien des Français (en 2024, pour la première année, les paiements par cartes et mobiles ont dépassé les paiements en espèces).

Pour les consommateurs comme pour les e-commerçants, cette proximité de CB se traduit par un important niveau de confiance exceptionnel. Nos commerçants et e-commerçants, intimement associés à la gouvernance CB au sein du Conseil Consultatif Commerce, savent que CB est une plateforme souveraine opérée de bout en bout sur notre territoire. Elle est particulièrement économiquement efficace (CB en moyenne 10 fois moins cher), sécurisée (CB en moyenne 2 fois moins fraudé), et respecte la conformité du traitement des opérations et des données.

En résumé, l’ancrage français de CB ne signifie pas un repli national : c’est au contraire un gage de confiance, de proximité et de performance, qui complète parfaitement la dimension européenne vers laquelle évolue l’écosystème des paiements.

Le paiement mobile et les virements instantanés gagnent du terrain. Ces nouveaux usages remettent-ils en question la domination historique de la carte bancaire ? Comment CB fait-il évoluer son offre ?

La carte bancaire CB se présente aujourd’hui comme le « couteau suisse » du paiement (retrait espèce, paiement en magasin, paiement mobile, paiement e-commerce…).

L’ensemble des nouveaux usages et parcours client sont donc des priorités pour CB. A titre d’exemple, l’open paiement dans le transport, les cartes virtuelles, multi-services et titres restaurant dématérialisés sont des offres développées chez CB, et une gamme spécifique de service CB (Fast’R, Safe’R, Updat’R…) s’est largement déployée sur les dernières années. Au total, la carte est et restera de façon certaine d’ici 2030, le moyen de paiement préféré des Français sous toutes ses formes, physiques et digitales.

L’open paiement permet d’utiliser sa carte bancaire sans contact comme titre de transport : l’usager valide directement au portillon sans acheter de ticket. Le système facture automatiquement en fin de journée en appliquant le tarif le plus avantageux selon les trajets effectués.

Enfin, au-delà des offres classiques, CB s’attache en priorité à développer des offres sur la résilience (offline), et la cyber-sécurité post-quantique (protection contre les futurs ordinateurs quantiques), afin de continuer à garantir un haut niveau de sécurité et de confiance pour l’ensemble des acteurs de la filière et de nos citoyens.

Les données de transaction représentent une mine d’informations pour fidéliser et mieux comprendre les consommateurs. Comment CB permet-il aux e-commerçants d’exploiter ces données dans le respect du RGPD et en préservant la confiance des utilisateurs ?

Les données de paiement sont en effet aujourd’hui une source massive et précieuse pour mieux comprendre les comportements d’achat. Elles sont aussi l’objet d’une « guerre » économique autour des innovations futures (tokenisation, IA agentique…), et à ce titre, doivent être protégées tant pour notre économie que pour la sécurité de nos concitoyens.

Chez CB, elles ne sont exploitées que de façon non mercantile, strictement encadrée, totalement anonymisée et toujours dans le respect du RGPD. La confiance est et restera au cœur de notre démarche.

Selon notre dernier sondage Harris Interactive, 68 % des consommateurs déclarent que le fait que CB soit français, que les données soient traitées en France et utilisées essentiellement pour la lutte contre la fraude, les incitent à choisir CB.

CB dispose d’outils puissants et souverains boostés par l’IA, aujourd’hui capables d’analyser 150 paramètres en moins de 80 millisecondes.

Pour autant, CB ne traite jamais de données personnelles identifiables. Les analyses proposées aux e- commerçants reposent uniquement sur des informations agrégées et anonymisées. Cela permet aux marchands d’obtenir des indicateurs précieux (évolution de performances, paniers moyens, typologie de transactions) sans jamais compromettre la vie privée des clients.

CB agit donc comme un tiers de confiance, sécurisant la donnée, garantissant son anonymat, et fournissant aux commerçants des insights fiables via des services CB comme Fast’R, Boost’R, Safe’R et autre Updat’R by CB pour :

Le tout dans un cadre 100 % conforme au RGPD, contrôlé, transparent et fondé sur la protection des consommateurs. C’est cette approche inclusive, responsable et souveraine qui fait de CB une référence en matière de confiance et de sécurité.

Jacek Szpakiewicz, aux côtés des autres membres du Jury

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